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Dans le Jura, Maé Viret, 9 ans, touchée par une maladie rare, accomplit un triathlon de 66 km en famille

Un triathlon familial exceptionnel dans le Jura : l’histoire inspirante de Maé Viret, 9 ans
Dans les paysages pittoresques du Jura, une famille pas comme les autres a marqué les esprits en accomplissant un exploit sportif remarquable. Maé Viret, une enfant de 9 ans touchée par une maladie rare génétique, a relevé un défi de taille en participant activement à un triathlon de 66 km. Ce défi sportif a été repris en équipe avec son papa, professeur d’EPS, et son grand frère de 12 ans, soulignant la capacité d’adaptation et la force d’une famille unie autour d’un même objectif.
Cette aventure s’est déroulée dans un contexte bien précis : Maé vit avec la maladie KCNB1, une pathologie très peu courante qui ralentit le développement physique et mental. Malgré cela, elle n’a jamais laissé la maladie freiner son envie d’aller de l’avant, bien au contraire. Accompagnée de ses proches, elle a affronté au total 66 km répartis sur trois disciplines.
Le départ a été donné à Lons-le-Saunier, ville emblématique du Jura, avec une étape de natation à la piscine municipale. Maé a plongé dans l’eau pour parcourir 500 mètres, suivie de son frère pour une longueur bien plus importante. Pour clore cette phase aquatique, le papa et un autre membre de la famille ont terminé les 4 000 mètres qui ont conclu cette épreuve. Cette première étape a duré plus de deux heures, mais elle a donné le ton pour la suite du défi.
Le Jura, territoire aux reliefs variés, a proposé un terrain idéal pour la suite du triathlon : un parcours en VTT de 10 km. Maé, avec courage, a tenu la distance, guidée à pied par son père et son frère. Un incident poignant s’est produit à la fin de cette étape : une chute qui a occasionné une blessure au menton et un passage aux urgences, où quatre points de suture ont été nécessaires. Mais loin d’abandonner, cette petite athlète a insisté pour finir la course avec ses proches, montrant un esprit de dépassement exemplaire.

Enfin, la dernière phase consistait en une course à pied de 40 km, répartie entre les membres de la famille. Après le courageux départ de Maé pour 2 km, son frère a poursuivi pour 5 km de plus tandis que le père, à bout de souffle mais déterminé, a terminé l’épreuve pour atteindre les 66 km au total. Ce challenge familial a duré 8 heures et a démontré que le sport peut être un formidable vecteur d’espoir et de persévérance, même face aux maladies génétiques rares.
Le courage et la persévérance d’un enfant face à la maladie rare KCNB1
La maladie dont souffre Maé, KCNB1, est une pathologie génétique extrêmement rare qui impacte sévèrement la motricité et le développement intellectuel. Détectée à ses tout débuts, cette maladie est suivie régulièrement dans un établissement hospitalier de Lyon, spécialisé dans la prise en charge des affections rares. Pour situer, moins de 200 cas sont recensés dans le monde, et Maé représente l’un des premiers cas diagnostiqués en France.
Vivre avec cette maladie signifie pour Maé affronter une fatigue chronique induite par un traitement lourd, ainsi qu’un certain nombre de limitations physiques. Pourtant, elle ne perd jamais sa joie de vivre ni sa détermination. Leur famille témoigne que malgré ces difficultés, la jeune fille continue de s’investir pleinement dans le sport, ce qui est d’ailleurs une source de motivation et une forme de thérapie.
Participer à ce triathlon familial correspond à une volonté forte de montrer que les maladies rares ne doivent pas être synonymes d’abandon des rêves ou d’inaction. Cette épreuve est aussi une manière de combattre les idées reçues et de sensibiliser le public aux défis quotidiens que vivent les enfants atteints de tels troubles.
Dans la sphère médicale et sportive, l’implication de Maé illustre parfaitement l’importance de promouvoir un sport adapté aux besoins particuliers des patients. L’objectif est de favoriser une inclusion pleine et entière, tout en respectant les limites et capacités de chacun. En 2025, la notion de sport adapté s’est largement développée, offrant ainsi plus d’outils et de soutien aux enfants comme Maé.
Au-delà de la simple performance, son histoire est une leçon de courage qui illustre comment la détermination personnelle et le soutien familial sont des piliers essentiels face à l’adversité. Cela inspire également les éducateurs, les sportifs, et les familles confrontées à des problématiques similaires.
Le triathlon comme vecteur de dépassement de soi pour toute la famille
Le triathlon de 66 km réalisé dans le Jura par la famille Viret est bien plus qu’une simple compétition sportive. C’est avant tout un projet familial, un défi collectif qui a renforcé les liens entre ses membres et les a poussés vers une discipline rigoureuse et un objectif commun.
Guillaume, le père de Maé, est un professeur d’éducation physique qui pratique le triathlon depuis des années. Son expertise a été précieuse pour encadrer cette aventure adaptée à la condition de sa fille. Il a su ajuster le parcours et les distances pour que l’effort soit réalisable mais challengeant. La collaboration et la complicité entre les trois héros du jour ont été palpables tout au long de cette expérience intense.
Concrètement, ils ont apporté un message fort : malgré les contraintes imposées par la maladie, la passion et le travail en famille peuvent aboutir à des exploits impressionnants. L’histoire de Maé et de ses proches illustre comment le sport peut être un formidable outil d’inclusion sociale et d’épanouissement personnel, tout en aidant à gérer les symptômes et les handicaps liés à une affection rare.
Durant ce triathlon, différentes stratégies ont été mises en place pour répartir les efforts et adapter les temps de récupération. Cette organisation méticuleuse a permis d’éviter la sursollicitation tout en favorisant un enchaînement harmonieux des épreuves de natation, VTT et course à pied. Leur parcours a ainsi fait écho à la devise « jamais abandonner », si chère au monde du triathlon et qui prend tout son sens face à la dure réalité d’une maladie génétique.
Au terme de la course, les trois membres de la famille affichaient une grande fierté et un sentiment d’accomplissement peu commun. Maé, avec son sourire lumineux, a prouvé qu’un enfant peut aller bien plus loin que ce que les apparences laissent penser, dès lors qu’il est soutenu et que les conditions sont respectées.
La sensibilisation et l’impact social autour des maladies rares grâce à ce défi sportif
Le défi réalisé par Maé et sa famille dans le Jura ne se limite pas à une prouesse sportive, il s’inscrit également dans un courant plus large de sensibilisation aux maladies rares, en particulier autour de la maladie KCNB1. En France et dans le monde, ces pathologies représentent un enjeu de santé publique complexe, car elles touchent des populations souvent isolées et peu informées sur leurs conditions.
Le triathlon de 66 km a été organisé dans le cadre du Téléthon, événement national qui met chaque année en lumière ces maladies peu visibles mais aux conséquences importantes. Par ce genre d’initiative, l’objectif est double : récolter des fonds nécessaires à la recherche médicale et accroître l’attention du grand public sur ces maladies souvent mal comprises.
Au fil des années, des familles comme les Viret ont fait de leurs défis sportifs des leviers puissants pour mobiliser la communauté et encourager l’entraide. Le sport s’avère alors être une vitrine idéale pour véhiculer des messages d’espoir, de persévérance et de résilience.
Par ailleurs, le témoignage de Maé, jeune enfant atteint d’une maladie rare, donne une dimension humaine et touchante à cette problématique. En montrant qu’il est possible de se dépasser malgré la maladie, cette histoire ouvre la voie à une meilleure intégration dans la société des personnes handicapées ou à besoins spécifiques.
Les retombées médiatiques dans la région du Jura et au-delà contribuent aussi à renforcer l’intérêt autour du sport adapté et à encourager les institutions à développer davantage de structures et d’accompagnements dédiés. Les clubs sportifs y voient un avenir prometteur où accessibilité et performance cohabitent harmonieusement.
Adapter le sport pour les enfants atteints de maladies rares : une nécessité pour l’inclusion
La réussite de Maé dans ce triathlon met en lumière l’importance d’adapter le sport aux besoins spécifiques des enfants vivant avec des maladies rares. Ce type de pratique sportive demande une compréhension approfondie du handicap et des contraintes physiques imposées par certaines pathologies.
Dans le cas de Maé, son traitement génère une fatigue importante, ce qui requerrait un contrôle rigoureux des efforts. De plus, la maladie KCNB1 entraîne des troubles moteurs qui rendent certaines activités plus difficiles. C’est pourquoi la famille Viret a prévu un découpage du parcours en segments modulables et un soutien constant entre les participants.
Le sport adapté ne se limite pas à la réduction ou à la simplification des efforts, mais vise à permettre à chaque enfant de s’épanouir à son rythme. Cette approche valorise l’autonomie, la confiance en soi et la socialisation, tout en améliorant la condition physique générale. Plusieurs structures dans le Jura et ailleurs en France offrent désormais des programmes spécialisés.
En 2025, l’accès au sport adapté s’est grandement amélioré grâce à une meilleure formation des encadrants et à un intérêt accru des fédérations sportives. Le cas de Maé illustre parfaitement cette évolution, où l’engagement familial et professionnel converge pour offrir un cadre sécurisant et stimulant.
De plus, les initiatives comme celle du triathlon familial encouragent à repenser les modèles classiques de compétition sportive pour qu’ils intègrent davantage de diversité. Ces avancées permettent d’envisager un avenir où l’inclusion sportive est une réalité palpable pour tous les enfants, quel que soit leur état de santé.


